Après la « tempête parfaite » de 2024, le GP du Canada assure avoir fait ses devoirs
Le promoteur du Grand Prix du Canada et la Ville de Montréal ont pris les grands moyens pour rétablir la réputation de l'événement après une édition 2024 qu'ils ont qualifié de « tempête parfaite » : jumelés à de fortes averses, de nombreux problèmes organisationnels avaient donné des maux de tête au public et aux membres des écuries de F1. Les organisateurs assurent cependant avoir fait leurs devoirs. Autrement dit, il fallait prendre le taureau par les cornes avant qu'il ne fasse plus de ravages, après l'orage de 2024. Le monde de la F1 avait vivement dénoncé cette multitude de faux pas lors d’une seule édition du Grand Prix. Les enjeux de mobilité vers le site, dans un premier temps, ont fait rager les détenteurs de billets et le personnel des équipes. Des problèmes de communication entre les organisateurs et la police ont notamment gêné le déplacement de milliers de personnes. On promet que les devoirs ont été bien faits pour une meilleure synergie dans l’organisation, une meilleure fluidité autour du site et une meilleure gestion des entraves. Avec un nouveau président à sa tête, l’organisation est allée voir ailleurs pour ramener les bonnes pratiques à Montréal. La fierté de l’organisation : les nouveaux paddocks réservés aux équipes, sur deux étages, financés par le promoteur. Et, bien sûr, on assure que c’est fini, les infiltrations d'eau dans les cabines d'annonceurs. Après la cascade d'événements dérangeants de l'été dernier, le grand patron de la F1, Stefano Domenicali, avait d'ailleurs écrit à la mairesse de Montréal, Valérie Plante. C’était un rappel à l'ordre, mais aussi une main tendue, selon le président du Grand Prix. C’est maintenant au Grand Prix du Canada de tenir promesse, dans son nouvel enrobage. Avec les informations de Jean-François PoirierDans toute bonne crise, il y a des occasions
de s’améliorer, a d’ailleurs soutenu la directrice de la Société du parc Jean-Drapeau, Véronique Doucet, à l’occasion d’une tournée médiatique des lieux, lundi.Il fallait changer les choses et faire en sorte qu'on ait le plus beau Grand Prix au monde – on ne vise rien de moins que ça, a affirmé Mme Doucet. On a compris leur appel, mais on était aussi déjà rendu à se mettre au travail pour que ça change.
Quand on est revenu sur ce qui est arrivé l’an passé avec le Service de police de la Ville de Montréal et sur la coordination entre les instances, il est important de noter qu'on a fait une refonte complète de nos opérations et de la coordination des mesures d'urgence
, a souligné Sandrine Garneau, cheffe d'exploitation, marque et stratégie du Groupe de course Octane.On est allé à Monza, à Zandvoort, en Australie, à Austin, à Mexico, a souligné Jean-Philippe Paradis, président directeur-général du Groupe de course Octane. On a fait le tour. Il y a huit ou neuf Grands Prix qui ont, je dirais, un parallèle avec celui de Montréal : c’est dans un parc, proche de la ville.
Je peux vous dire que c'est le bâtiment le plus arrosé de Montréal, a indiqué Véronique Doucet. On a arrosé tous les trous de ce bâtiment-là, en plus de la pluie du mois de mai. On a eu tous les tests imaginables. On a confiance dans les réparations qui ont été effectuées. […] Ça ne coulera pas!
Monsieur Domenicali, je l'ai rencontré à tous les Grands Prix auxquels je suis allé, a raconté M. Paradis. J'ai travaillé très étroitement avec son équipe. C'était un désir de sa part de faire du Grand Prix du Canada un Grand Prix exceptionnel.
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